Forum de la VII Compagnie


 
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 Chroniques barbares

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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Dim 10 Sep - 7:12

_________Tsar fit volte-face avec son cheval et se mit à la poursuite d’Orkos. Bien vite il descendit une petite pente, suivit la route qui tournait a droite, et donc fut hors de vue de la caravane. Il ne baissa pas sa vitesse de course pour autant, bien que croyant peu aux histoires de bandits, la forêt était remplie de bruits inquiétants, que ce soit les oiseaux qui agitent les branchent, ou un sanglier dans un buisson, cela créait un phénomène de paranoïa, bien connu des habitués de la forêt, tout ceci ne l’encourageait pas à diminuer sa vitesse.
_________Cela faisait dix minutes que le poursuivant recherchait sa proie, quand soudain le « traître » sortit des fourrés, bâton à la main et se mit au milieu de la route, il avait l’air calme et serein, néanmoins, ses glyphes lui donnaient un air inquiétant et mystique. Le temps de l’apercevoir, Tsar saisit les rennes de son cheval, et tira violemment dessus pour faire ralentir celui-ci. Le cheval henni avant de tenter de toutes ses forces de se freiner avec ses sabots. Mais le seul résultat qu’il obtint fut de s’écrouler au sol juste deux mètres devant Orkos, tout ça dans un nuage de poussière venant de la route. Tsar lui, fut éjecté du canasson pour retomber aux pieds de l’homme chétif après un roulet boulé mal effectué, l’acrobatie fit éclater de rire l’observateur. Tout en regardant Tsar se relever péniblement en grommelant, Orkos prit la parole en essuyant ses larmes et arrêtant difficilement son fou rire :

« Quelle acrobatie ! Ce genre de chose n’arrive qu’à toi mon cher Orosë ! Remarqua l’homme ironiquement.
_Jubi jeune crevure ! Je vais te casser en deux ! Cria Orosë sans parvenir à se contrôler.
_Allons allons ! Ce n’était pas méchant ! Bon ne traînons pas pour autant, si il existe des brigands pour les caravanes, il en existe aussi pour ses faux escorteurs ! Et tout les deux je ne donne pas cher de notre peau ! En route !
_Ouais ouais ça va ! N’empêche que je me vengerais ! Il est interdit de me faire mordre la poussière impunément ! Tu le regretteras sale raté ! »

_________Sur ces mots amicaux, Orosë monta sur son canasson qui venait de se relever d’un air peu commode, il était perceptible que la monture partageait l’opinion de son maître. Jubi sauta sur son cheval qui venait de sortir d’un buisson. Ils repartirent tout deux en direction d’Elirah, désertant la caravane et la laissant se débrouiller toute seule. Orosë et Jubi étaient de jeunes arnaqueurs se faisant passer pour des escorteurs, et réclamant la moitié de leur paye d’avance, abandonnant ensuite les caravanes en cour de route. Pour eux, Elirah était une source inépuisable de commerçants naïfs faisant confiance au premier venu. En effet, la présence des paladins d’Abroniss dans la cité mère provoquait une tendance à croire que les malfrats avaient presque totalement disparu, il y régnait donc une atmosphère de confiance et d’honnêteté particulière et rare. En conséquence chaque acte mauvais empoisonnait cette atmosphère saine, mais heureusement les êtres mauvais de la ville n’avaient pas une espérance de vie excessivement longue. Cela était due aux épées rédemptrices des paladins : commandées par Abron’Eros’Octir le dieu lumière à Maltivion le dieu de la création, ces épées pouvaient repérer les êtres mauvais à proximité, et c’était pour cela que ces paladins étaient si craint par la population, il était donc très osé ou suicidaire pour un truand d’établir son périmètre d’action dans Elirah. Il existait une centaine de ces épées à travers le monde, et elles étaient toutes portées par un paladin d’Abroniss, c’est d’ailleurs ce qui caractérisaient ces épées en plus de leurs capacités magique.
_________Les deux cavaliers chevauchaient à vive allure, laissant de côté leurs chamailleries temporairement, ils voulaient être ressortis de Boimauvais avant la nuit et discrètement de préférence. La route vers Elirah une fois sorti de la forêt prenait encore quelques heures, mais les bandits ne s’aventuraient pas en dehors des bois, ce qui laissait les voyages sur plaines sécurisés. Néanmoins ils se retournaient couramment, comme apeurés par la forêt, avec ce sentiment permanent d’être pourchassé, sentiment classique dans ce genre de lieux étouffants et inquiétants ou chaque arbre peut cacher une embuscade. Chaque mouvement entre les arbres, dans les arbres, ou au dessus d’eux pouvait être une menace. Finalement, ça n’est pas la menace qui arriva a eux, mais eux qui arrivèrent à là menace, après une heure de trajet, ils aperçurent au loin une caravane de luxe à l’arrêt, c’était une charrette avec une toile en soie bleue, blasonnée de symboles rappelant l’étendard d’Isiride, sûrement destinée au transport de personnes aisées ou importantes de cet empire. Mais à la question qu’ils se posèrent tout deux : « Que peut faire une charrette comme celle-là dans Boimauvais ? » ils n’eurent pas le temps d’apporter une réponse. En effet, des cris et bruits de combats provenaient des alentours de la charrette, ce boucan coupa court à leurs réflexions, sans se poser de question, ils accélèrent pour en savoir plus sur la situation, les chevaux passèrent d’un simple galop à un triple galop, la poussière de la route s’éleva désormais tout autour d’eux, donnant une impression de puissance et de nombre à tout ceux qui pouvaient voir les deux cavaliers de l’extérieur. Lorsqu’ils arrivèrent à porté d’arc, ils se rendirent compte que c’était toute une bande de voleurs qui étaient entrains de piller la charrette et tuer ses occupants. La garde de celle-ci vivait ses dernières secondes, tandis que sur la gauche de la route, plusieurs bandits semblaient hésiter à attaquer un des derniers défenseurs de la charrette. Le temps que mit Orosë pour dégainer et hurler son cri de guerre, le combat semblait avoir prit fin, les pillards se retournèrent pour voir quel était le fou qui hurlait en leur direction : Tous furent pris de panique en voyant arriver vers eux un énorme nuage de poussière, à l’avant duquel deux cavaliers chargeaient en hurlant à gorges déployées, avec une assurance sans égale et sans l’ombre d’une hésitation. A cette impression extrêmement intimidante pour de simples voleurs, devait s’ajouter la pénombre de la forêt et le crépuscule du jour. Le résultat fut que les bandits, pourtant cinq fois plus nombreux, s’enfuirent à travers les bois, pensant être poursuivis par une horde de chevaliers fou furieux.
_________Ceci étant, Orosë calma son cheval afin de couper sa charge et regarda son ami d’un air abasourdi, Jubi s’arrêta un peu en avant par rapport à son camarade, avant de l’interroger :

« Pourquoi t’arrêtes tu ?
_Nous sommes deux, ils sont une dizaine, et ils nous fuient…y a rien qui te choque toi ? Questionna Orosë.
_On est sûrement célèbre dans toute l’Esyde ! Ironisa Jubi.
_Ah ouais ? Si tu dois être célèbre pour quelque chose ce doit être pour être le voleur qui tient le moins bien la bière de tout Elirah…à par cela je vois pas… Répliqua le barbare de façon septique.
_Et bien de toute évidence ça les a effrayé, allez, ne sois pas jaloux ! Et puis restes là si tu veux, moi je vais voir si y’a pas quelques petites richesses pour nous dans cette charrette ! Conclus t-il d’un ton décidé. »

_________Ainsi Jubi et Orosë arrivèrent à quelques mètres de la charrette, le spectacle qu’ils virent alors ne les laissèrent pas indifférents : la demi-douzaine de gardes avaient leurs gorges tranchées, quelques bandits avaient également succombé durant le combat. De part et d’autre de la caravane des morts jonchaient le sol. Les corps étaient aisément distinguable entre bandits et gardes : les premiers avaient des tenus en cuir de mauvaise facture, partant en lambeaux et d’apparences négligées et repoussantes. Ils avaient pour la plupart des têtes respirant la stupidité, que ce soit par leur dentition pourrie, décalée, et incomplète, ou par leurs cheveux gras, remplient de parasites de toutes sortes, ou enfin par leurs crânes luisants et gras pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir encore leurs cheveux. La mort n’arrangeait rien pour ces hommes, la douleur des blessures se lisait encore sur leurs visages crispés, ce qui les rendait encore plus laid qu’à l’habitude. Les seconds avaient l’air d’être des gardes du corps, pas de simples mercenaires, en conséquence ils avaient l’air propres, bien rasés, coiffés, avec un équipement identique pour tous : une tunique de maille et un haubert aux couleurs d’Isiride recouvraient la majeur partie de leurs corps, un casque en pointe protégeait leurs crânes tandis qu’ils magnaient une hallebarde pour se défendre. Ils n’avaient pas l’air réellement adaptés au combat, certes ils étaient joliment équipés, mais leur espérance de vie s’en était vue diminuée, et le résultat était cette hécatombe.
_________Orosë fut bientôt intrigué par un détail : du sang coulait par le bas de la porte menant à l’intérieur de la charrette. Ils descendirent tout deux de cheval, et alors que Jubi se mit à fouiller les morts, l’autre ouvrit lentement cette porte grinçante. Une jeune femme en robe d’apparat, splendide et à la fois typique des jeunes riches désireux de montrer leur statut social, tomba dans les bras du jeune homme. La flèche qui lui avait perforé la hanche droite ne lui avait laissé aucune chance, sa robe était imbibée et teintée de sang. Ses joues humides trahissaient le fait qu’avant de mourir, elle avait eu le temps de pleurer sa douleur tout en clamant son envie de vivre. Orosë teint quelques secondes le cadavre dans ses bras attristé de voir une si jeune femme assassinée, puis, tout en secouant la tête pour revenir à son état normal, il rejeta le cadavre sur la banquette par dégoût, tout en s’écriant :

« Et bien ! Ils ont pas fait ça a moitié les salauds ! Constata Orosë tout en prenant une gourde à l’intérieur de la charrette, pour se laver les mains du sang qui avait coulé dessus.
_Qu’y a-t-il ?
_Disons qu’ils ont égorgé tout le monde, même la jolie jeune femme à l’intérieur de la charrette, sûrement quelqu’un d’important au vu de sa robe et de sa coiffure! Sans parler de son escorte…
_On vient d’assister à un drame, une jeune innocente est morte, et toi tout ce que tu trouves à dire c’est « ils ont pas fait ça a moitié les salauds » ? Ca te tuerait d’avoir un peu de respect pour les morts ?
_Pour un charognard qui leur fait les poches je te trouve assez mal placé pour me faire la morale…
_Ouais, bon, ça va !…au moins ils servent encore à quelque chose ! Pendant tout le long de la conversation, Jubi avait continué à soulager les morts de leur argent, et alors qu’il termina sa phrase qui allait clore la discussion, le petit homme arriva au dernier corps, a gauche de la charrette, quand soudain il s’exclama :

_Punaise qu’est ce qu’elle est jolie ! Viens voir ça Orosë !
_De quoi tu parles ? Demanda t-il en enjambant les quelques morts qui le séparait de Jubi.
_De la combattante là ! Par terre… Répondit-il d’un ton sobre, en montrant le cadavre d’une femme faisant partie des gardes de la charrette.
_Apparemment sa beauté n’est pas tout ce qu’elle possède, regarde la redoutable combattante que ça devait être ! Tu as vue tous ces cadavres autour d’elle ? Ca devait être elle que les pillards n’osaient pas attaquer ! »

_________Jubi ne répondit pas, il était comme captivé par la beauté de la jeune femme. Celle-ci était brune aux yeux bleus, ses cheveux tombaient jusqu’au milieu de son dos, ils étaient noirs comme du jais. Sa peau et son visage d’ange ne montraient aucune imperfection, tout comme sa silhouette qui en plus d’être superbe, laissait présager que cette femme avait une musculature digne d’un combattant aguerri. Sa peau blanche tranchait avec les couleurs sombres de ses habits. Elle portait une tunique de cuir clouté noire en dessous de laquelle se trouvait un haubert gris foncé. Une dague était accrochée à la ceinture qui tenait son pantalon en cuir tout aussi noir que la tunique. Son épée était tombée un ou deux mètres plus loin, au vu de la disposition de la scène, elle semblait avoir été assommée par la pierre qui reposait à un pied de son épaule. Enfin, tout autour d’elle, trois assaillants avaient trouvé la mort en la combattant, avant qu’elle ne succombe.
_________Avant que la conversation ne se poursuive, la femme bougea quelques membres, comme si elle se réveillait d’un long sommeil, les deux hommes eurent comme un réflexe simultané, et firent un pas en arrière tout en dégainant. Elle releva la tête difficilement et ouvrit ses yeux autant qu’elle le pouvait pour reconnaître ses sauveurs, ce qu’elle fit, malgré sa vue encore trouble. Dans la seconde qui suivit, Orosë jeta son arme à terre, se mit accroupit devant la tête de la combattante, « Dommage d’abîmer un si beau visage ! » se dit il d’abord à lui-même, « Bonne nuit belle dame ! » lui lança t-il tout en envoyant son poing sur la joue gauche de la jeune femme. Sa tête retomba inanimée sur le sol. Les deux compères finirent de piller ce qu’il restait à piller de la caravane, avant de se remettre en route vers Elirah, laissant à même le sol les cadavres comme la survivante. Ils arrivèrent à la cité d’or pendant la nuit, la porte centrale était ouverte comme toujours depuis quelques années maintenant. La sécurité n’était plus une priorité depuis la dernière guerre où une bataille avait eu lieu sous ses portes. Ainsi donc les deux arnaqueurs entrèrent dans la ville discrètement, afin de ne pas attirer l’intention sur les quelques bourses et les quelques bijoux qu’ils avaient pu dérober. Comme ils avaient coutume de le faire, ils se réunirent à la taverne du « Gosier desséché » afin de s’y reposer et d’y répartir les fruits de l’arnaque et du vol.


Je rappel aussi que tout ca c'est du premier jet pété de fautes, répétitions, incohérences...et blablabla

Déjà écris et bientot posté : le petit 2) : Une nouvelle cible dans L'impasse.
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Hijer
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Dim 10 Sep - 10:26

Elle m'a donné faim cette histoire. :3
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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Dim 10 Sep - 11:23

Tu vas pas me faire croire que t'as lu? t'as regardé la taille du truc et tu t'es dis : "oula mais jai faim moi!" et hop t'es parti bouffer!

ps : albha c'est l'ogre dans naheulbeuk
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Hijer
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Dim 10 Sep - 11:27

Aganha miam miam.
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Yiulnith
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Lun 11 Sep - 5:13

Moi j'aime bien. A quand la suite ? Very Happy

Sinon, juste un avis personnel, essaie de lisser les transitions (ex: description de la ville pour finir sur la caravane, j'aurais plus vue ça comme un observateur qui voit la ville, puis les faubourg, la campagne, la forêt, la route la caravane), ou fait une vraie cassure (mais ce n'est que mon avis bien sur)
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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Lun 11 Sep - 8:43

Yiul : C'est vrai c'est un peu brouillon et ca part dans tout les sens : ce que tu veux dire c'est que ma description est anarchiquement structurée?

Mais c'est assez dure de partir de strictement rien, de d'inventer un monde, je m'explique : par exemple là dans la partie qui suit j'ai réussi a insérer le systeme monétaire au milieu d'une baston...ca tranche avec l'action, mais faut bien que j'insers des informations chiantes un peu partout, parceque si je fais un gros blocs de trucs chiants (politique, descriptions, culture, systeme de monnaie, rythes...) et bah ca va gaver le lecteur.

Sinon merci a yiul et albha pour avoir lu Smile (pavé coming ci dessous)
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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Lun 11 Sep - 8:45

__________2) Une nouvelle cible dans L’impasse.

__________Cette taverne n’avait rien d’un gîte de luxe, c’était plutôt l’exacte opposé, le genre d’endroit où il ne valait mieux pas s’égarer. Elle était située dans la basse ville, dans le quartier nommé par ses propres habitants « L’impasse », dernier bastion d’un semblant de chaos dans cette ville régie par l’ordre et la dévotion. Les quelques rues de ce petit quartier n’étaient pas sures de jour comme de nuit, les trottoirs étaient emplies du parfum des égouts, ici ou là se trouvaient des mendiants, à coté desquelles attendaient des catins ramenant les hommes en quête d’amour dans les quelques bordels qui avaient survécu à la chasse d’Abroniss. En effet, si vu de l’extérieur ce quartier peut paraître banale, bien que mal famé, vu de l’intérieur il est marginale, voire même unique, les paladins d’Abroniss ayant nettoyé la ville de la plupart des êtres mauvais y résidant, cette ville demeure être un temple de bonté et de générosité, par conséquent les malfrats, filles de joie, et autres mendiants ont la vie dure à Elirah et ils se retrouvent cantonné au quartier de « L’impasse », le seul endroit où les paladins évitent autant que possible de s’aventurer. Toute cette faune misérable et peu recommandable constituait la vie du quartier, ainsi la rue était animée par les rixes entre guildes de voleurs, entre matronnes de bordels, ou encore par les chansons paillardes chantées aux abords des tavernes, par les hommes ivres morts trompant leurs femmes avec quelques femmes de rue, ou même par les receleurs pratiquant leur commerce en pleine rue, bref « L’impasse » était le défaut dans le joyau, dans la ville d’or : Elirah la sacrée.
__________L’architecture de la ville était splendide, de grands bâtiments en marbre blanc constituaient la plus grande partie de la cité, les toits de ses maisons ou commerces étaient souvent plats ou coiffés d’une petite coupole en or pour les plus riches. De grands blasons bleutés ou jaunes orangés s’étendaient sur chaque bâtiment officiel, sur chaque maison de guilde, ou encore sur chaque mur de commerce. Touts ces magnifiques blasons flottants au vent contribuaient à donner sa chaleur et sa vie à Elirah. Les bâtiments étaient quasiment tous pourvus de balcons, donnant sur la rue, sur une cour intérieure, ou sur un niveau inférieur de la ville. Les habitants n’utilisaient pas de fenêtres pour isoler leurs ouvertures de la rue, de simples rideaux colorés faisaient office de séparation. Les rues étaient principalement pavées de pierres blanches, et les places de la ville étaient ponctuées de fontaines éblouissantes, de parcs végétaux resplendissants, ou de statues légendaires. Tout ceci faisait d’Elirah une cité exceptionnelle et unique, car chaque rayon de soleil y pénétrant, se réfléchissait une infinité de fois dans les coupoles, fontaines, teintures et autres marbres blancs, illuminant ainsi toute la ville et faisant d’elle le plus resplendissant des trésors humains. Le seul point sombre était donc le quartier de « L’impasse » au sud, et à l’ouest du pont-levis, ce lieu était le seul à ne pas avoir été construit à l’aide du même marbre blanc, les constructions étaient faites en bois sombre ou marron, comme dans la plupart des cités « traditionnelles », elles n’avaient aucun caractère particulier, le sol en ce qui le concerne était surtout recouvert de pavés gris mal taillés, ou bien de terre. Le pragmatisme de ce quartier tranchait véritablement avec la grâce et le luxe du reste de la cité. Les tavernes, bordels, et habitations en bois, étaient fonctionnels, et c’est bien tout ce qu’on leur demandait. Seuls les résidants du quartier connaissaient les deux seules particularités architecturales par rapport aux autres villes traditionnelles : les murs étaient presque tous recouverts de laine ou d’autres isolants, afin que les discussions à l’intérieur des bâtiments ne puissent être entendus de l’extérieur, une précaution bien nécessaire lorsque l’on a des choses à cacher. L’autre spécialité du quartier était ses portes dérobées et passages secrets, encore des outils indispensables pour tout faussaire ou brigand recherché. Ces outils de fuite donnaient véritablement du fil à retordre aux autorités qui tentaient de temps à autre de pénétrer L’impasse afin d’y arrêter les hors la loi, c'est-à-dire un peu tout le monde.
__________C’est bien dans ce quartier que se rendaient les deux petits arnaqueurs, il était tard dans la nuit quand ils arrivèrent, ils laissèrent d’abord leurs chevaux dans l’écurie du « Voyageur averti ». Celle-ci se tenait dans le quartier de la tour nord, quartier qui, contrairement à son nom se trouvait au sud, juste après le pont-levis. C’était sans conteste un établissement de qualité, où les chevaux étaient bien traités, et où ils étaient surs de les retrouvés un jour, contrairement aux écuries de « L’impasse » qui, bien que peu chères, donnaient à peine à boire et à manger aux canassons, et qui ne laissent qu’un garde pour toute l’étable. Les deux camarades s’enveloppèrent dans leurs capes, et mirent leurs capuches pour traverser les quelques quartiers les séparants de leur destination. Vu leurs activités diurnes, il ne fallait mieux pas qu’ils attirent l’attention sur eux, dans la ville sacrée, se balader de nuit est louche, surtout en étant armé, il ne fallait donc pas se faire voir ni des gardes ni des paladins autant que possible. De plus « L’impasse » n’hébergeant pas que des enfants de cœur, mieux valait ne pas se faire remarquer ici non plus. Ainsi donc ils filèrent vers la taverne du « Gosier desséché » telles deux ombres pour finalement y arriver après s’être fait ‘invités’ une petite dizaine de fois par de nombreuses demoiselles en quête d’amour, et surtout d’argent.
__________En poussant la porte, c’est l’ambiance du lieu qui embrassa d’abord les deux camarades. En effet, la douce lueur des flammes dégagées par les torches et la grande cheminée donnait une touche conviviale et rassurante. C’est ensuite les chants des hommes saouls et le brouahaha ambiant qui créait cette atmosphère chaotique, typique de toute taverne qui se respecte. Ils entrèrent en refermant la porte rapidement derrière eux, les nombreuses personnes présentes ne semblèrent pas prêter attention aux deux nouveaux venus, le fond sonore pouvait donc continuer invariablement. Orosë observa alors d’un coup d’œil rapide l’ensemble de la vaste pièce : à gauche de l’entrée se trouvait le comptoir, derrière lequel le tavernier nettoyait une chope avec un torchon plus sale que le récipient, ce grand homme possédait de nombreuses balafres sur le visage, et une mâchoire avancée et carré, lui donnant un air particulièrement stupide et brutale. Derrière lui se trouvait de nombreuses bouteilles d’alcools en tout genre, des tonneaux, et de nombreuses chopes vides, l’étagère qui se trouvait derrière le comptoir était toute aussi longue que celui-ci, elle comprenait diverses potions étranges et quelques parchemins dépliés, mal rangés, et tachés de matières grasses pour la plupart. Ainsi le comptoir s’étendait sur toute la longueur de la pièce soit une quinzaine de mètres. Le tavernier était épaulé par deux serveuses pour servir les ivrognes et autres clients. De toute évidence il n’était pas allé les chercher loin, elles avaient l’air tout aussi vulgaire que les catins de la rue. Le reste de la taverne était constitué de nombreuses tables de quatre ou six, sur lesquelles ici ou là somnolait un ivrogne, arnaquait un joueur de carte, courtisait un vieillard, ou encore se querellait deux malfrats. Au milieu du mur de droite se trouvait la grande cheminée, devant laquelle se trouvaient trois peaux de bêtes, deux loups et un ours au centre apparemment. De la place était faite devant cette cheminée, et les tables formaient un demi-cercle tout autour des peaux. Enfin, au fond de la salle se distinguait trois portes : celle opposée à la porte d’entrée, au centre du mur du fond, était entre ouverte et laissait deviner un escalier montant, une autre porte n’était accessible que du bon coté du comptoir, du coté du tavernier, et enfin la dernière porte était tout au fond à droite.


Dernière édition par le Lun 11 Sep - 8:47, édité 1 fois
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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Lun 11 Sep - 8:46

__________Des hommes éclataient de rire, d’autres s’empoignaient pour se frapper, d’autres trinquaient, bref, rien de surprenant dans un tel lieu. Lorsque Orosë entra accompagné de Jubi, ils n’eurent pas le temps d’atteindre le tavernier, qu’un homme manifestement ivre se leva difficilement pour interpeller l’ensemble de la taverne, avec quelques problèmes pour formuler ses phrases :

« Bon alors ! Je me lève et je le demande pour la dernière fois ce soir ! » L’homme manqua de glisser du banc sur lequel il était monté, mais un de ses acolytes le retint de tomber avant qu’il ne soit trop tard. « Merci Rudolf ! Bon je…euh on cherche ce ramassis de merde qu’est le maigrelet de Jubi, on a un compte à régler avec lui ! Alors on donne la moitié de ce qu’on trouvera dans ses poches à celui qui nous dira où le trouver ! » En redescendant l’homme trébucha en se cognant le genou contre le pied de la table. Le fameux Rudolf lui mit alors une tape sur la tête pour le faire redescendre de son paradis artificiel. Il y avait quatre hommes à la table de Rudolf, ils étaient tous vêtus de vêtements en cuir sombres, ils étaient bruns et robustes. Vu de loin, ils étaient tous semblables, mis à part ce Rudolf qui avait une peau rasée, contrairement à ses comparses dotés de barbes hirsutes.
__________Suite à cette annonce, tous reprirent leurs discussions, que ce soit les gens de la taverne, ou le groupe de Rudolf. Les deux hommes enveloppés dans leurs capes ne se regardèrent pas, Orosë partit rejoindre le tavernier, tandis que Jubi rabattit sa capuche sur ses épaules découvrant ainsi son visage. Ce premier croyait avoir le second à ses côtés et réciproquement. Ainsi pendant que Orosë négociait le prix des chambres avec le tavernier, Jubi se mit à hurler pour se faire entendre :
« Rudolf comment ça va vieille branche ? » En écartant les bras comme pour le serrer dans ses bras, en signe d’amitié. Tous se retournèrent vers lui l’air étonné, ils se levèrent alors comme un seul homme, et alors que les comparses de Rudolf dégainaient leurs dagues, celui-ci se contenta de répondre : « C’était la dernière fois que tu la roulais ! Cette fois c’est avec tes tripes qu’elle va réparer ton tord ! Car c’est elle qui m’envoie, et avec elle il n’y a pas de demi-mesure ! » Beugla t-il en attrapant sa chaise, et en la lançant furieusement vers Jubi. Celle-ci éclata contre la porte d’entrée, suite à quoi Jubi se releva après l’avoir évité, en répondant de façon arrogante : « Mal apparemment, tu m’en vois navré ! Mais rassures moi, tu ne comptes pas te battre contre moi ? À quatre contre un les chances ne sont pas égales ! »
« Petit …. » Marmonna Rudolf, il finit sa phrase dans sa tête, tout en sautant par-dessus la table pour charger vers Jubi, ses hommes suivirent juste derrière, dagues en mains. Et tout ceci se passait dans l’indifférence la plus totale : en effet la seule vrai règle de ce genre de taverne était : « Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies. », Partant de là tout est permis !
__________Jubi voyant ses agresseurs approcher, ôta sa cape et sauta sur le comptoir, il posa à ses pieds son bâton qui était resté caché dans l’intérieur de celle-ci. Lorsqu’il fut sur le meuble du bar, tous purent voir le maigrelet. L’homme n’était pas si gracieux, cependant une certaine harmonie existait dans sa corpulence, et les différentes runes qui le parcouraient contribuaient à cette impression. Elles étaient toutes de différentes formes, mais elles avaient le point commun de toutes êtres de peinture blanche. Il en possédait quatre au total, la première parcourait la partie droite de son visage, pour finir sur le haut de son crâne, dans la partie rasée de celui-ci. La seconde se trouvait sur son épaule gauche, elle retombait sur le haut de son pectoral gauche, la troisième était peinte sur sa hanche droite, elle commençait à son nombril pour terminer dans le bas de son dos. Enfin, la dernière rune s’enroulait autour de sa jambe gauche. Bien sur seules les trois premières étaient visibles de l’assistance étant donné qu’il portait un pantalon large.
__________Lorsque les agresseurs arrivèrent juste devant le provocateur, celui-ci mit un coup de pied dans son bâton, l’arme vola par-dessus la tête des hommes de Rudolf, et Jubi sauta de même afin de les surprendre. Les hommes impressionnés firent volte-face afin de pouvoir planter le fanfaron à son arrivée au sol. Mais le petit Jubi maîtrisait parfaitement ses gestes, il n’aurait pas pris le risque de sauter s’il n’avait pas été sur de lui, ainsi il fut le plus rapide, et attrapa son bâton avant qu’il ne touche le sol, il pu faire un moulinet avec celui-ci avant de retomber au sol avec une roulade. L’arme de bois décrivit un cercle qui heurta la mâchoire de l’homme de main le plus proche. L’homme tomba en arrière en se frottant le menton, puis il cracha quelques dents dans une flaque de sang avant de reprendre son arme. Alors que Jubi venait de finir sa roulade, deux des trois autres agresseurs furent sur lui, il eu juste le temps de faire une large balayette avec son bâton ce qui fit tomber le premier agresseur sur le second, juste avant qu’ils ne furent au corps à corps avec le maigrelet, qui n’aurait eu aucune chance. Pendant que trois des quatre hommes revenaient dans le combat, Rudolf esquivait ou parait les assauts du maître du bâton, qui fut bien vite acculé dans un coin de la taverne après quelques dizaines de secondes de combat. Malgré cette faible durée de bataille, ils eurent le temps de traverser la taverne de part en part, dérangeant et cassant tout sur leur passage, Jubi sautait avec agilité en reculant, sur les tables de la taverne, tandis qu’entre deux esquives Rudolf essayait de planter l’avorton. Bien vite les hommes de mains allaient rejoindre leur chef, la situation s’apprêtait à grandement se compliquer pour Jubi.
__________Pendant tout cela Orosë essayait tant bien que mal de faire baisser le prix des chambres, il était de coutume pour les marchands de demander des prix exorbitants pour faire fuir les touristes, plus le client négociait longtemps et durement plus il méritait une ristourne importante, c’était la tradition locale. Le Salphaïde était la monnaie la plus utilisée dans les empires de l’aurore, elle était subdivisée en plusieurs catégories de valeurs, chaque catégorie représentant 27 unités de sa subordonnée. Ainsi par exemple 27 Salphaïdes étincelants équivalaient à un Salphaïde luminescent. Il existait 9 divisions, cependant il n’y en avait que quatre de réellement utilisées, les gens du peuple n’ayant pas besoin ou allant jusqu’à ignorer l’existence des subdivisions trop importantes. Les gens simples n’utilisaient que la monnaie dite « Terne » : le Salphaïde bruni, la plus basse valeur possible. Seuls les plus grands érudits pouvaient expliquer avec énormément de peine la provenance d’un tel système monétaire, selon la légende il fut créé il y a bien longtemps dans la jeunesse de l’empire, par un mage devenu fou dont nul ne comprit le sens de ses écris, mais il défendu si ardemment ses théories économiques auprès de l’empereur que ses idées furent appliquées, et devinrent un système reconnu et utilisé dans de nombreuses contrées. Un mystère de l’histoire locale, assurément. Bref Orosë se refusait à payer un Salphaïde étincelant, soit 27 Salphaïdes brillants ou encore 729 Salphaïdes brunies, pour passer une nuit ici. La table de 27 était connue de tout le monde depuis les plus bas âges, c’était devenue une chose primordiale dans ces sociétés. Après une lourde négociation notre grand homme pu convaincre le tavernier de rabaisser son prix à 9 Salphaïdes brillants, ce qui devint tout de suite plus raisonnable. Alors que l’affaire était sur le point de se conclure, Jubi et tout ses camarades de jeu passèrent juste derrière Orosë qui en fut un peu bousculé, mais il ne sembla pas y prêter attention, il était plongé dans ses calculs. Désormais Jubi était coincé dans un coin, il tenait à distance ses ennemis à l’aide de son bâton, on pouvait lire sur son visage qu’il n’avait aucune inquiétude, juste de l’hésitation, en effet il hésitait, mais concernant quoi, nul ne pus le deviner.
__________Les coups de dagues parés commençaient à sérieusement entailler le bâton, de temps en temps un des quatre adversaires était envoyé au tapis, mais il se relevait bien vite pour retourner attaquer la victime. Au bout d’un moment, le bâton ne protégeait plus rien, une dague passa la garde, Jubi pu l’esquiver de justesse cependant ce fut pour mieux prendre un crochet dans la hanche gauche, Jubi fut littéralement éjecté contre un tabouret, qui heurta sa tête, là où il n’avait pas le crâne rasé. Il était là prés du comptoir, à quelques mètres d’Orosë qui ne semblait pas se soucier de ce qui se passait autour de lui. Le maigrelet essaya de se relever en s’accoudant au tabouret, mais il reçu un coup de pied dans les omoplates avant de pouvoir faire quoi que ce soit, ses ennemis l’encerclèrent et marquèrent une pause, observant l’état déplorable dans lequel se trouvait le petit Jubi. Il était à quatre pattes, respirant difficilement, toussotant et crachant du sang, qui s’amassait à la perpendiculaire de sa bouche. Il était de toute évidence hors combat. Rudolf se mit accroupit pour murmurer à l’oreille de son adversaire vaincu : « A présent ton sang lavera tes erreurs, puisse Necros tourmenter ton âme avec délectation avant de la concéder à l’Ebon ! ». Cette phrase prononcée dans une telle ville était perçue comme la pire des malédictions, rien que nommer l’Ebon dans Elirah était quelque chose de quasi impensable alors souhaiter que quelqu’un le rejoigne sonnait comme une provocation envers l’Abron !
__________Alors que Rudolf se relevait avec un sourire aux lèvres, Jubi se mit à serrer ses poings jusqu’au sang, à fermer les yeux, il fronça finalement ses sourcils avant d’hurler : « Ne m’y force pas Orosë !!! » Sa voix faibli en fin de phrase, il reprit sa respiration et poursuivit : « Ils n’en valent pas la peine ! » Rudolf éclata de rire et s’exclama en parlant à ses camarades : « Même devant la mort il se montre arrogant, ce pathétique avorton ne mérite aucun honneur ! Il baissa d’un ton. Tranchez lui la gorge ! ». A peine Rudolf eut le temps de se retourner pour ressortir de la taverne, qu’il prit un coup de poing en pleine figure, l’intensité de celui lui fit faire deux pas en arrière avant de s’écrouler au sol en perdant connaissance, avec le nez cassé. Les hommes de main sortirent leurs dagues une nouvelle fois, et s’approchèrent d’Orosë pour lui régler son compte. Celui-ci plongea sa main droite dans l’intérieur de sa cape. Il en sortit une longue épée bâtarde, qu’il dégaina habilement de son fourreau en cuir, avant de se mettre en garde. « Vous êtes sur de vouloir croiser le fer ? » leur lança-t-il le sourire aux lèvres. Le premier agresseur attaqua son adversaire sur le flanc droit, tandis que les deux autres attaquèrent simultanément sur la gauche. Il n’eut qu’à croiser avec la dague du premier pour que celle-ci aille se planter dans le mur, incontestablement : la force n’était pas la même des deux cotés du combat. Une fois ce premier adversaire désarmé, Orosë donna un coup horizontal en direction des deux autres bandits. Ce coup était brouillon et prévisible, mais cela était volontairement effectué de sa part, comme prévu les deux idiots se baissèrent pour ne pas se faire décapiter, il n’eut alors qu’à donner un coup de pied de toute ses forces dans la tête de son adversaire le plus proche qui glissa sur un mètre contre le comptoir, contre lequel il finit sa course, inanimé. Dans le même mouvement il fit retomber sa lame doucement sur la gorge du dernier homme armé d’une dague. Celui décida sagement de la lâcher, trouvant désagréable l’idée de voir la couleur du sang qui coulait dans sa gorge. Pensant avoir été discret, le premier homme à avoir été désarmé s’apprêtait à envoyer son poing sur Orosë qui, grâce à un superbe réflexe réussit à attraper le poignet de l’agresseur avec sa main droite tandis que sa main gauche tenait l’épée bâtarde. Les gémissements de douleur de l’homme qui se faisait tordre et broyer le poignet, réussirent à mettre mal à l’aise l’ensemble de la taverne, ce qui n’était pas une mince affaire. Le combat était fini : deux hommes étaient complètement sonnés, un autre avait lâché son arme et abandonné le combat avant de se faire assommer par Jubi, et le dernier était en pleure tout en se tenant le bras, après qu’Orosë ait relâché celui-ci.
__________Les deux comparses s’empressèrent de monter dans leur chambre après avoir rassurer le tavernier en lui rappelant que les perdants payeront réparation et nettoyage ! Ils fermèrent la porte à triple tour, avant de commencer à parler :

« Tu peux m’expliquer ce que tu foutais ? demanda Jubi d’un ton agressif, en s’essuyant le sang qui coulait encore sur ses lèvres.
_Je négociais le prix de la chambre, j’avais pas que ça à faire que de te materner toi et tes amis ! Rétorqua Orosë en jetant son équipement sur son lit.
_Comme c’est intelligent comme réponse ! Heureusement que t’es intervenu sinon je me serais vraiment énervé, et on aurait eu l’air idiot par la suite ! Je te rappel que ça n’est pas à volonté ! fit-il remarquer à son interlocuteur tout en contrôlant les verrous de la porte d’un air suspect.
_Oh c’est bon je suis arrivé à temps c’est l’important ! Tu ferais bien de te reposer, on se lève tôt demain, faut partir avant qu’ils ne reviennent ! Mais à propos c’était qui ? N’hésite pas à me mettre au courrant si toute la ville souhaite ta peau ! Interpella-t-il sur un ton de reproche.
_Ce bon vieux Rudolf et ses amis étaient au service de la Dame rouge, tu vois c’est qui ? Bon bah pour faire court apparemment elle ne me veut plus que du bien…
_Attends un peu….Cette dame ne serait pas la matronne d’un bordel pas très loin d’ici dans L’impasse ? Cette même matronne qui selon les dires contrôlerait tout ce qui se passe dans ce quartier ? Tu vas pas me dire que… Il n’eut pas le temps de finir que le maigrelet lui coupa la parole.
_Celle-là même, et bien vois-tu la dernière fois que nous nous sommes vu elle et moi, elle a essayé de m’égorger en m’accusant de l’avoir cocufiée avec tout Elirah, bon c’est vrai j’ai pas été très correcte avec elle, m’enfin c’est un comble pour une matronne de bordel ! Alors forcément je l’ai assommé et j’ai pris la fuite en embarquant autant de ses biens que mes bras pouvaient en porter…et après tout ça il semblerait qu’elle ne soit pas contente ! Je pense avoir la moitié des chasseurs de prime de L’impasse aux fesses à présent ! Ce qui est sure c’est qu’elle veut ma tête, je ne doute pas qu’il y ait déjà une prime me concernant ! Expliqua Jubi en affichant un sourire angélique.
_Comment fais tu pour t’attirer autant d’ennuis ?! Pas possible d’être aussi stupide ! Je te préviens je ne compte pas quitter Elirah à cause de tes histoires de fesses ! Orosë fronçait les sourcils, il paraissait énervé et soucieux.
_Ne t’inquiète pas on en est pas là, j’ai un plan pour me sortir de ce mauvais pas, je t’explique, je connais un alchimiste impériale dans la haute ville, qui me doit quelques services, avec un peu de chance peut être qu’il connaît une recette pour me faire sortir de sa mémoire, ou même mieux, pour qu’elle croit tout ce que je lui dis ! C’est un homme très talentueux, j’ai toute confiance en ses capacités !
_Et bien sur une fois qu’on aura la potion, tu vas me demander de t’accompagner chez elle pour qu’elle la boive ?
_Exactement ! Et je vais même te demander de m’accompagner chez l’alchimiste !
_Ah oui, et si on croise un paladin ?
_On improvisera ! Conclu Jubi. »
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Rico (Darkterror)
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MessageSujet: Re: Chroniques barbares   Lun 11 Sep - 8:52

__________Ainsi donc les deux hommes purent dormir dans leurs lits respectifs, Orosë avait toujours son arme à porté de main au cas où un assassin tenterait quoique ce soit. Aux premières lueurs de l’aube ils allaient devoir agir vite, avant que la nouvelle de la prime ne se répande dans L’impasse et que Jubi devienne un pestiféré, une cible ambulante.
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